Anna C. Zielinska (dir.)
Sans doute le dialogue entre science et philosophie n’a-t-il jamais été interrompu depuis l’origine même de l’activité intellectuelle. Il est cependant évident que sa permanence n’est pas synonyme d’une relation claire, unilatérale ou proprement définie, les termes se développant chacun dans des directions variées.
Ce volume réunit des articles qui s’interrogent sur la manière dont la philosophie peut utiliser les résultats scientifiques. Comment notre compréhension du langage, l’un des problèmes les plus cruciaux de la philosophie, peut-elle bénéficier des recherches en neurophysiologie et en psychologie cognitive et de développement? Qu’apprend un philosophe moral des recherches en primatologie ou en psychologie (ou même philosophie) expérimentale? Ces questions doivent être posées d’autant plus que les méthodologies qui s’imposent à la recherche philosophique et scientifique sont tout à fait différentes. Dès le début du XXe siècle, la philosophie des sciences nous a appris à ne pas être naïfs dans notre conception de la science – comment décliner donc cet héritage théorique avec le regain récent (depuis les années 1970) pour les interprétations philosophiques directes des résultats des sciences empiriques?

Ont participé à ce volume : J. Blanc, D. Blitman, F. Couturier, P. Fasula, R. Lamarche-Perrin, D. Ross, R. Sandoz, S. Troubé et A.C. Zielinska
Mis à jour le 18 décembre 2019