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Alexandre Bretel : L'apport de la philosophie de Hans Jonas, Günther Anders et Hannah Arendt à l'éthique de l'intelligence artificielle

Soutenance

On May 22, 2026

dirigée par Monsieur Thierry Ménissier (UGA) & Jean-Gabriel Ganascia (Sorbonne Université)

La notion de responsabilité en éthique de l’intelligence artificielle occupe une place de premier ordre, que ce soit dans les discours critiques des entreprises, des universités ou des collectivités publiques. 

Cette notion gagnerait à être enrichie par l’apport de la philosophie technique et politique, notamment celle qui a été élaborée par Hans Jonas, Günther Anders et Hannah Arendt. Le choix de ce corpus d’auteurs est justifié par leur proximité, leur pertinence, leur divergence et leur complémentarité entre eux et par rapport à la question de la responsabilité au sein de la civilisation technologique. La notion de responsabilité ainsi traitée ne se limite pas à l’opérationnalisation des mécanismes de redevabilité en cas de défaillance de système d’IA, mais implique les fondements mêmes de la responsabilité au sein des sociétés innovantes. La question de l’utopie, ou plutôt de la techno-utopie, apparaît comme l’une des motivations principales dans la justification de l’innovation, bien qu’elle ne soit pas nécessairement formalisée. 

 

L’étude de son fonctionnement et de ses conséquences, notamment sur la notion de responsabilité, permet de mieux comprendre les modalités d’une mise en pratique effective de la responsabilité, ainsi que les limites d’une telle démarche. Le développement de la surveillance algorithmique, qu’elle soit à l’initiative du privé ou du public, remet en cause l’intimité des individus et l’intégrité de la sphère sociale. Le risque technologique apparaît comme le corollaire des promesses de la technique et met au défi la capacité humaine d’assumer ses effets, prévus comme inattendus. 

 

La complémentarité déclarée entre l’humain et la technique penche progressivement du côté de cette dernière, menaçant l’humain d’une obsolescence programmée, du moins désirée. Le caractère transgressif de la technique, amplifié par les organisations d’IA, promet des disruptions permanentes et d’ampleur. L’extension du domaine de l’automatisation s’étend aux produits physiques, mais aussi, désormais, aux réalisations de l’esprit, que l’IA générative a particulièrement développées. Il s’agit donc, en définitive, de se demander comment l’humain peut continuer à assumer la responsabilité d’un monde technique qui gagne en automaticité

Date

On May 22, 2026
Complément date

14h

Localisation

Complément lieu

Maison du doctorat Jean Kuntzmann
Amphithéâtre
110 rue de la chimie
38400 Saint-Martin-d'Hères

 

Submitted on April 29, 2026

Updated on April 29, 2026